Noël 2015

Noël est une fête merveilleuse. J’aime tant ses couleurs, son émotion. Au-delà des cadeaux, l’amour qui transparaît.

Bien sûr, j’essaie de passer ce message à mes Amours, cependant, à leur âge, l’un ne comprend pas bien le sens de cette fête, l’autre répète ce qu’on lui dit mais les cadeaux dorés et bleus sont quand même ses préférés.

Petit L., au caractère bien trempé, me fait quand même fondre d’amour.

Elle, bien trop gâtée par ses quelques derniers jours, est un peu chipie et pleure pour un rien. Mais l’amour de ses baisers m’adoucit.

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Un merci tout particulier à ma maman qui nous fit une table merveilleuse et des mets festifs et délicieux.

Bisous de lune à tous …

Nous serons trois. Mes amours, les vacances.

« Belle, si tu le veux, nous serons deux, nous serons deux … »

Un film regardé en famille, une guirlande parée de branches, des rires d’enfants, quelques larmes de fatigue, des matins bonheur, ses sœurs qui passent comme passe un sourire, le Père Noël a déserté la petite maison du marché pour récupérer ses rennes, danser avec les feuilles, la forêt semble peuplée de fées … Les vacances sont là.

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Cette jolie chanson de Zaz, je la chanterais bien à mon Oiselle. « Oh ma si belle … » celle que j’ai attendue et qui, un matin de juin, est devenue ma si Belle. « Belle, tu es si belle, qu’en te voyant, je t’ai aimée … »

Un jour, je vous offrirai ce séjour dont je rêve, loin du monde, près du cœur et des pierres. Mes Essentiels sont mon voyage. Mes doux amours, mes bouts de vie.

« Belle, si tu le veux, nous serons deux … » nous serons trois.

 

 

Un peu de notre Noël

Voilà, Noël chez nous.

Et aujourd’hui, atelier sapins noirs et blancs en rentrant de l’école avec des assiettes en cartons. Je vous les montre ce week-end 🙂 Cela m’aura détendue, car, clairement, en ce moment, j’ai besoin de faire du sport … Il faut que je me défoule, la fin d’année est toujours un peu rude : livrets à remplir, si peu de lumière, la course aux frais de fin d’année …

Si ça vous intéresse, je me suis inspirée pour mon calendrier de l’Avent type « boîte de l’Avent » ! Merci à la créatrice !

Belle nuit …

 

 

Eux. La vie.

Je dois être une rêveuse …

Mais oui.

Eux, ils sont un peu de mes rêves réalisés.

Et puis la vie en eux. Ils continuent de rire, de chanter, de pleurer, de faire des caprices, de faire des bisous, de nous ravir et de nous épuiser parfois aussi.

Donc, on passe à l’autre jour, mais on n’oublie pas que le malheur existe partout, chaque seconde, qu’il s’abat sur Paris et ailleurs.

Heureusement, l’enfance aide à aimer.

Je suis une rêveuse.

 

Les poches trouées

Ne plus rester silencieuse. Sortir du silence pour ne plus m’arrêter de dire. Dire tous ces maux qui m’enserrent et me rendent dure parfois. Je le suis trop souvent dernièrement alors que par-dessus tout je respecte le droit à l’erreur, le droit tout court. Mais surtout le droit de dire ce que l’on pense s’il peut faire avancer les choses.

Le détour en pensée avant d’arriver. Passer dans ses souvenirs devant les potagers qui furent la richesse de ceux qui nous ont appris. Ils furent la seule ressource en temps de guerre, le calme pendant les grèves les plus longues, le soleil des jours d’été.  Nos grands-parents y ont veillé. Ils nous les ont transmis. Parfois je rêve de m’y reposer pour sentir la terre humide fraîchement retournée.

D’autres vergers semblent suspendus, pour accueillir la promesse des pommes rondes et pleines, et pour laisser planer le secret d’un jardin sans maison que l’on regarde derrière son grillage.

Aujourd’hui, je prends la route et je regarde toutes ces maisons, collées, sans originalité, jaunâtres, parfois faites dans un bois étrange. Quelle tristesse de voir disparaître les belles maisons et leurs potagers derrière des terrains coupés, devenus trois alors qu’ils étaient le terrain unique, le calme en pleine ville. Ils deviennent la ville dans la ville. L’étroitesse dans le manque de place. Les ouvertures se ferment. Les clefs se multiplient, les serrures avec. Des petites prisons dorées.

J’arrive à l’école. Je n’ai jamais cru aux miracles de l’école. Peut-être n’avais-je pas la foi ? Dans un sens, je suis donc tombée de moins haut. Bref, l’école. J’aime rentrer dans ma classe, y voir les tables de mes élèves alignées, mon bureau rangé. J’aime écrire l’emploi du temps et réfléchir aux objectifs.  J’aimerais aussi croire que je peux aider les élèves en individuel, mais je passe mon temps à gérer le groupe parce que le groupe est une entité qui surplombe le reste et ne laisse pas la place aux autres. Seules les personnalités s’en échappent, et les personnalités mettent le groupe à leurs pieds. Il faut donc faire régner l’ordre, c’est l’essentiel dans nos classes. Cependant, il faut bien des personnalités, il faut juste  les éveiller aux belles valeurs pour qu’elles s’équipent des armes de la pensée, pas de celles de la violence. Là, c’est plus difficile …  Ensuite enseigner malgré les leçons non sues, l’absence de repères, l’intolérance. C’est un défi. J’aime le relever, cela fait huit années maintenant.

Parfois je m’en veux de mots mal pesés, mais je dis tout haut ce que je pense, je ne sais ni mentir ni ignorer. Et puis comment ignorer que l’on vit dans un monde médiocre, qui ne relève la tête que pour parler d’argent ? On se contente de faire pour ne plus avoir à faire. On se contente de la moyenne parce que cela suffit bien. Un élève m’a quand même dit aujourd’hui : « Non, 19/20 c’est bien, mais j’aurais voulu avoir 20/20 ». Là, je reste songeuse. Nos enfants pourraient faire tellement mieux si on les y poussait, si on ne voulait pas leur offrir l’illusion d’être dans la moyenne, tous passer au collège pour dire passer dans la classe supérieure. Oui, car ils passent tous. Ils y vont tous au collège mais avec un niveau d’exigence si bas qu’on en vient à demander aux professeurs d’enseigner deux matières au collège : oh, oui ils n’y verront que du feu, ils sont mauvais … Donc, des profs au rabais pours des élèves au rabais … Mais pourquoi ne pas dire franchement que c’est surtout bien pratique d’avoir moins de professeurs, que cela fera de belles économies ?

Puis, on nous demande d’organiser des réunions pour inciter les parents à inscrire leurs enfants dans le collège public du secteur. Mais pourquoi donnerais-je de mon temps alors que beaucoup des parents ne seront pas là quand j’aurai besoin qu’ils le soient ? Et surtout pourquoi organiser de telles réunions pour faire croire à un avenir « pas si mal » dans un collège où jamais je ne mettrai mes enfants. Comment faire dire à la vérité qu’elle n’est pas si terne alors que son essence même l’est ? Donc, personne n’est dupe. Changer les choses, oui, mais sans les mensonges. Les vraies solutions seraient plus radicales que de simples réunions.

Je me demande comment on peut se taire, comment on arrive à nous faire taire à ce point. Nous sommes en démocratie, mais on y étouffe si bien les aveux qu’ils se taisent d’eux-mêmes. Et je comprends aussi. J’ai parfois envie de fuir vers des lieux isolés, loin de la réalité.

Vous sentirez dans ce discours l’ombre de l’inquiétude froide. Je m’inquiète du manque de réactions, des fonctionnaires qui fonctionnent, de l’absence de convictions.

Je rentre, 18h30. Une journée comme une autre. Une seule pause pour aller me rafraîchir entre deux.

Passer devant notre maison.  Refuser d’accepter ce qui est inacceptable. Le jardin est toujours là, prêt à vivre d’autres belles soirées d’été mais pour combien de temps … Et l’Etat, voleur des plus beaux jardins secrets, a rempli ses poches trouées.

Point final. Ou commencer un autre paragraphe. Peut-être un nouveau chapitre.

Luci.

Les souvenirs s’enracinent et permettent à la lumière l’ombre portée des feuilles qui s’élèvent. Ces souvenirs scellés par les êtres qui nous entourent, dans la ronde des Amours. Ces vies sont une partie de nous, un moment précis de notre existence.

Les animaux ont toujours fait partie de ma vie. Ma douce maman les aime tendrement, et nous avons partagé nos journées avec lapin, tortue, poissons, cochon d’Inde, chat et évidemment des chiens. Le chien de mon enfance c’est le boxer. Amusant, joueur et gentil.

Notre bac célébré, nous nous offrions le droit d’avoir un nouveau boxer. Notre papa n’était pas très heureux au départ car nous avions souffert de la disparition de notre second boxer alors qu’il n’avait que sept ans.

Elle est entrée dans notre vie comme un rayon de douceur, au moment de nos si belles années. Celles de la vie d’étudiante, celles de nos premières années avec nos Amours, celles des réussites, celles des premiers bébés.

Elle a très vite adopté les oreillers, les canapés et les câlins. Ses pattes toutes rondes et grandes ont interpellé notre papa qui riait de cet air pataud.

Elle se blottissait dans les petits paniers, en rond, mangeait quand on rentrait de cours, n’aimant pas la solitude et préférant goûter que déjeuner. Vous me direz qu’il n’y a rien d’extraordinaire à tout ça. Mais sa petite bouille ronde, blanche et rousse, cet air gentil avec les oreilles postées en arrière, on ne les oubliera pas.

Elle a rencontré mon premier toutou par sauts et mises en garde. Elle a aimé frétiller de joie à chacune de nos venues.

La ronde des vies tourne, tourne, si vite, trop vite. Douze années se sont écoulées. Et toujours cette impression quand une vie s’en va là-haut, celle de ne pas avoir assez profité d’elle, de ne pas lui avoir donné un beau dernier regard … Et puis se coucher, les cils humides, le cœur un peu plus lourd d’un amour posé à l’intérieur comme l’écrin abrite le précieux présent.

De ton petit paradis, continue tes belles siestes sur les nuages doux, ronds et cotonneux.

Ma petit Uschka. Lux, Luci.

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Ci-dessous, une photo prise alors que j’attendais l’Oiselle, en décembre 2009.

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Chez nous, et puis …

Je me suis faite rare cette semaine : reprise du rythme, et je refuse de sacrifier quelques-uns de mes moments en famille pour préserver le temps de publier sur mon blog 😉

J’aime notre appartement, en plein centre-ville d’une jolie ville. Vraiment. Cependant, nous aimerions plus d’espace et sans doute un peu de jardin. Cependant sacrifier de vivre ici est aussi un pari. J’ai d’ailleurs aperçu une annonce d’une maison de ville, pas loin d’ici, malheureusement, le budget reste élevé.

Bref, je passe donc un peu de mon temps à scruter les biens immobiliers des environs mais je ne trouve pas grand chose pour le moment.

Il faudrait déjà vendre notre appartement, mais c’est encore quelque chose qui nous paraît éloigné, une réalité un peu difficile. Donc rien ne presse. Quelques photos de notre chez nous. A vous de me dire ce que vous en pensez. Et quelques clichés d’un avant-après notre aménagement.

AVANT :

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Et AUJOURD’HUI :

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